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En Tanzanie, nous avons croisé plusieurs fois des Masaïs: près du lac Natron, où nous avons eu un guide Masaï pour 2 promenades mémorables, au bord des pistes, dans le cratère
du Ngorongoro...
Nous sommes aussi allés à leur rencontre en visite dans un de leurs villages.
Les Maasaï, Massaï ou encore Masaï (« ceux qui parlent Maa ») constituent une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d'Afrique de l'Est, vivant principalement dans le centre
et le sud-ouest du Kenya et le nord de la Tanzanie. Les Masaï ont émigré depuis le sud du Soudan vers le XVème siècle, accompagnés de leur bétail.
Les estimations des populations masaï du Kenya et de Tanzanie varient d’une source à l’autre. Elles sont rendues délicates par le nomadisme et le fait que les groupes puissent circuler librement à travers la frontière. Selon les estimations, la population masaï serait comprise entre 300 000 et 880 000 personnes.
Les Masaï sont semi-nomades et ont une économie pastorale exclusive. Ils ont résisté aux incitations des gouvernements kenyan et tanzanien visant à leur faire adopter un mode de
vie plus sédentaire et à adopter l’agriculture. Ils ont acquis le droit de faire pâturer leur bétail dans de nombreux parcs des deux pays et ignorent régulièrement les frontières lorsqu’ils
déplacent leurs grands troupeaux de bétail à travers la savane lors des changements de saison. Ils occupent de nombreux parcs animaliers d’Afrique de l’Est.
Les Masaï construisent de petites maisons circulaires temporaires en utilisant des branchages entrecroisés, recouverts de bouse de vache et de boue. Ce mélange sèche rapidement au soleil pour
devenir aussi dur que du ciment. Les maisons sont toutes construites de la même manière : une pièce où les invités peuvent discuter, une pièce pour les animaux, la pièce principale où il y a
le feu pour cuire les aliments et les nattes pour dormir, posées par terre. Il n'y a pas de meubles.
Un groupe de maison en cercle, ceint par une clôture formée de branches épineuses, forme un « enkang ». Les troupeaux sont
regroupés au centre de ce cercle durant la nuit afin de les protéger des prédateurs. Un ensemble d’habitation formant un village est nommé « boma ». Quand les Masaï doivent migrer, ils détruisent complètement par le feu leur ancien village.
Les femmes construisent les maisons et s’occupent de la vie du village (entretien des maisons, repas, vêtements, et recueillent l'eau, une tâche lourde et pénible). Les hommes veillent à la
sécurité du campement et s’occupent du bétail.
La vie traditionnelle des Masaï s’organise autour du bétail, qui constitue leur principale source de nourriture. Ils croient que leur dieu leur a confié son propre bétail afin qu’ils s’en occupent. La richesse d’un Masaï est déterminée par le nombre de vaches que possède sa famille.
Chaque famille masaï possède une dizaine de bœufs, de chèvres, de moutons. Chaque bête est marquée d'un signe qui indique à qui elle appartient. Les hommes emmènent leurs troupeaux paître dans la réserve pour plusieurs jours. Les Masaï occupent un territoire aussi longtemps que le bétail peut s’y nourrir.
Les Masaï se nourrissent surtout de laitages et de sang. Ils peuvent en effet prélever le sang des jeunes bovins sans les tuer, en les incisant au niveau du cou d’une flèche tirée dans la veine jugulaire. Un bol de sang mélangé à du lait constitue l’aliment de base. La viande est consommée plus rarement et ne doit jamais être mêlée à du lait ; elle est réservée à certaines cérémonies ou occasions particulières.
La société masaï est patriarcale et les anciens prennent les décisions pour l’ensemble du groupe. Le chef spirituel, « oloiboni », agit comme un intermédiaire entre les Masaï et leur dieu, Enkai. Il est le détenteur des connaissances traditionnelles concernant les plantes médicinales et peut pratiquer la divination et la magie.
Les Masaï sont divisés en clans patrilinéaires et en classes d'âge. Les hommes passent successivement dans cinq classes d’âge : enfants, jeunes guerriers, guerriers adultes, jeunes aînés puis aînés. Le passage d’une classe à l’autre est accompagné de rites initiatiques.
Les anciens délivrent aux enfants des connaissances concernant les plantes, les animaux, mais aussi les usages et l’histoire de leur peuple.
Les garçons masaï deviennent de jeunes guerriers ou « morane » vers l'âge de quinze ans. Un ancien leur apprend le
maniement des armes, les chants de guerre, les danses traditionnelles. Différentes cérémonies initiatiques accompagnent le passage des jeunes Masai mâles à l’âge
adulte.
Les morane se tressent les cheveux et les teignent en rouge. Les Masaïs aiment porter des bijoux (colliers, bracelets,…). Les hommes et les
femmes ont également les lobes des oreilles percés et souvent distendus par des disques. Les femmes réalisent des bijoux en perles qui jouent un rôle essentiel dans l'ornementation corporelle
masaï. Dès l'âge de 12 ans, les jeunes filles apprennent à broder les vêtements multicolores de cérémonie.
Il existe différentes formes de danses masaïs ; l’une des plus connues est une forme de compétition opposant les hommes, ceux-ci devant sauter le plus haut possible en conservant les pieds
joints:
Si une partie de l'attrait de la visite de parcs nationaux du Kenya et la Tanzanie concerne la faune sauvage ainsi que les populations autochtones, ce sont les parcs d'animaux sauvages qui
présentent le plus gros problème pour les Maasai. Les plus vastes étendues de terres, qui ont été prises et protégées pour la faune sauvage, ont été prises sur les terres traditionnelles de
pâturage des Masaï.
Leur résistance a contribué à générer une vision romantique du mode de vie masaï, considéré comme un exemple d’harmonie avec la nature.
Notre visite dans le village a été intéressante, et nous a beaucoup touchées quand nous sommes allées voir leur école:
Nous avons été émues par ces enfants qui, malgré le vent qui charriait énormément
de sable ou de poussière qui leur piquait les yeux, voulaient nous montrer leurs savoirs.
Et nous renvoyaient beaucoup de sourires et de joie de vivre!...